Réviser sa PAC, c’est revoir dans l’ordre les gestes d’un saut avant de remonter dans l’avion : la position de chute, l’ouverture, le pilotage sous voile puis la procédure de secours. Un saut en PAC (Progression Accompagnée en Chute) suit toujours la même trame — sortie, chute stable, ouverture déclenchée entre 1 700 et 1 500 m, navigation sous voile jusqu’au posé face au vent. Cette page rassemble le mémo théorique que nous utilisons à l’école, phase par phase, pour que vous arriviez confiant et lucide au moment de sauter.
À quoi ressemble un saut en PAC ?
La PAC est la méthode de formation qui vous apprend à sauter en autonomie, accompagné en chute par un ou deux moniteurs. Chaque saut poursuit trois objectifs simples : se remettre en confiance, retrouver ses sensations et ses automatismes (lecture de l’altimètre, poignées témoin) et se rappeler la bonne position. Notre fil conducteur tient en trois mots : relâchement, stabilité, lucidité.
Un saut se découpe en quatre grandes phases, toujours dans le même ordre :
| Phase | Ce qui s’y passe |
|---|---|
| 1. La chute | Sortie de l’avion, position de référence et exercices en chute libre |
| 2. L’ouverture | Prise de la poignée entre 1 700 et 1 500 m, puis contrôle de la voile |
| 3. Le vol sous voile | Pilotage, navigation et circuit d’atterrissage (PTU) |
| 4. La sécurité | Procédure de secours (PDS) et gestion des incidents |
Chez Volomax, école de parachutisme installée sur l’aérodrome de Pujaut (Gard), la PAC est encadrée par un moniteur formateur FFP (Fédération Française de Parachutisme). Les altitudes et consignes ci-dessous sont celles que nous appliquons sur notre terrain ; votre moniteur vous confirme les valeurs exactes lors de chaque briefing.
Phase 1 — La position de chute
Le largage s’effectue toujours en amont du vent, plus ou moins loin du terrain selon sa force. Peu importe la sortie : le geste se prépare au sol par la simulation, la maquette et la répétition, jusqu’à l’automatisme. En chute, tout repose sur une position symétrique et cambrée — bassin en avant, jambes légèrement fléchies, bras écartés et relâchés, tête relevée, regard vers l’horizon. C’est cette position qui vous rend stable et disponible pour vos exercices (déséquilibres, rotations à droite et à gauche, poignées témoin, lecture de l’altimètre).
Article lié La position de chute libre : le « cambré » expliquéPhase 2 — L’ouverture du parachute
L’ouverture se déclenche entre 1 700 et 1 500 m, comme une prise de poignée témoin : vous saisissez la poignée de l’extracteur et vous lâchez l’extracteur à bout de bras tendu, sans le garder dans la main et sans vriller l’épaule. La voile met alors environ 3 secondes à s’ouvrir complètement, soit une perte de 200 à 300 m. Vous ressentez un ralentissement d’environ 3 secondes, une sensation de freinage, le passage de l’horizontale à la verticale, puis le calme et le silence sous voile.
Une bonne ouverture se reconnaît à cinq signes :
| Signe | Ce que vous vérifiez |
|---|---|
| La voile | Étalée en rectangle, bien au-dessus de la tête |
| Les suspentes | Tendues et claires (non emmêlées) |
| Le glisseur | Descendu en bas des suspentes |
| Le vol | Droit, stable et calme |
| La mise en œuvre | Je peux faire ma mise en œuvre : la voile répond aux commandes, elle est pilotable |
Le rôle de l’extracteur et de l’altimètre est détaillé dans nos articles matériel : l’extracteur et l’altimètre.
Phase 3 — Le vol sous voile et l’atterrissage
Sous voile, la descente dure environ 7 minutes. Vous pilotez avec deux commandes, vous adaptez votre trajectoire au vent, puis vous rejoignez le point de rendez-vous vers 300 m pour entamer votre circuit d’atterrissage en U — le PTU (prise de terrain en U) — et vous poser face au vent, sur un axe dégagé.
Article lié Le circuit PTU : piloter sa voile et réussir son atterrissagePhase 4 — La procédure de secours (PDS)
Un incident d’ouverture reste rare — on l’estime à environ 1 saut sur 1 000 — mais la réponse doit être un automatisme. Le principe est simple : décider tôt, c’est gagner de la hauteur, du temps et de la sécurité. Si la voile principale n’est pas exploitable, vous exécutez la procédure de secours, dans n’importe quelle position, sans jamais vous arrêter en cours de geste.
Article lié La procédure de secours (PDS) : gérer un incident sous voileLes repères d’altitude à mémoriser
Ces hauteurs structurent tout le saut. Elles sont les mêmes à chaque montée :
| Altitude | Ce qui se passe |
|---|---|
| ~2 000 m | Fin des exercices en chute |
| 1 700–1 500 m | Déclenchement de l’ouverture (la voile s’ouvre en ~3 s, soit 200 à 300 m) |
| 800–700 m | Être sous une voile claire (principale ou secours) |
| ~300 m | Point de rendez-vous : entrée du circuit d’atterrissage (PTU) |
| 2–3 m | Freinage : manœuvre d’arrondi progressif jusqu’au posé |
Ce qu’il faut retenir
- Un saut en PAC suit toujours 4 phases : chute → ouverture → sous voile → sécurité.
- La position de référence est cambrée et symétrique, pour rester stable et lucide.
- L’ouverture se déclenche entre 1 700 et 1 500 m ; la voile s’ouvre en ~3 s, puis on contrôle les signes de bonne ouverture.
- Sous voile, on navigue avec le vent et on rejoint le PTU pour se poser face au vent.
- La procédure de secours se décide tôt et s’exécute sans hésitation — c’est un automatisme, pas une improvisation.
La révision théorique fait partie intégrante de l’apprentissage. Pour découvrir le déroulement complet de la formation, ses conditions et le passage du Brevet A, consultez notre page le stage PAC. Pour comprendre l’ensemble du parcours jusqu’à l’autonomie, explorez la formation parachutisme.
Questions fréquentes sur la révision d’un saut en PAC
Pourquoi réviser la théorie avant un saut en PAC ?
Parce qu’en chute libre, il n’y a pas de temps pour réfléchir : les gestes doivent être des automatismes. Revoir la position, les altitudes d’ouverture, le circuit d’atterrissage et la procédure de secours avant de sauter vous rend plus stable, plus serein et plus lucide. C’est exactement l’objectif de la « reprise théorique » que nous faisons à l’école.
À quelle altitude s’ouvre le parachute en PAC ?
L’ouverture se déclenche entre 1 700 et 1 500 m (prise de la poignée de l’extracteur), puis la voile s’ouvre complètement en environ 3 secondes, soit 200 à 300 m plus bas. Les exercices en chute se terminent vers 2 000 m, et entre 800 et 700 m vous devez être sous une voile claire — principale ou de secours. Au posé, le freinage (l’arrondi progressif) se déclenche entre 2 et 3 m du sol. Ces valeurs sont celles appliquées à l’aérodrome de Pujaut ; votre moniteur vous les confirme au briefing.
Quelle est la différence entre la PAC et un saut en tandem ?
En saut en tandem, vous êtes solidaire d’un moniteur qui gère tout le saut : vous n’avez aucun geste technique à effectuer. En PAC, vous sautez avec votre propre équipement et vous pilotez votre voile vous-même, encadré par des moniteurs. La révision théorique concerne donc la PAC, où c’est vous qui exécutez chaque phase.
Combien de temps dure la descente sous voile ?
Environ 7 minutes, à une vitesse de l’ordre de 30 km/h. Ce temps vous sert à tester le vent, à naviguer jusqu’à votre zone d’évolution, puis à rejoindre le point de rendez-vous vers 300 m pour votre circuit d’atterrissage.
Article rédigé par Gwen, moniteur fédéral FFP — 11 000 sauts, 18 ans d’expérience à l’aérodrome de Pujaut.