Équipement de sécurité parachutisme : voilure de secours et dispositif d'activation automatique
Parachutisme

Que se passe-t-il si un parachute ne s’ouvre pas ?

6 min de lecture 1 017 mots

C’est la question que tout le monde se pose avant un saut : et si le parachute ne s’ouvre pas ? La réponse : il y a toujours un plan B. Et un plan C automatique. Voici comment fonctionnent les trois niveaux de sécurité du parachutisme moderne, expliqués par Gwen, moniteur avec 11 000 sauts d’expérience.

Les types de dysfonctionnements possibles

Une « non-ouverture complète » — le parachute qui ne sort pas du tout — est extrêmement rare. Les dysfonctionnements les plus courants sont des ouvertures partielles ou anormales :

  • Voile vrillée : les suspentes se sont tordues lors de l’ouverture. Souvent résoluble par des mouvements de jambes — si non, on libère le principal.
  • Horseshoe : la voile est partiellement sortie mais reste accrochée au container. Procédure de largage immédiate.
  • Ligne sous voile : une suspente passe au-dessus de la voile, créant une distorsion. Évaluation rapide avant décision de largage.
  • Non-ouverture complète : le container ne s’ouvre pas. La plus rare — procédure de secours directe.

Dans tous les cas, la procédure est la même : évaluer en moins de 2 secondes → largage du principal → ouverture du secours. Cette séquence est entraînée des dizaines de fois au sol avant chaque saut en autonomie.

Le parachute de secours : votre deuxième chance

Chaque parachutiste porte deux parachutes : un principal et un de secours. Si le parachute principal ne s’ouvre pas correctement, la procédure est simple et automatisée :

  1. Libérer le principal — une traction ferme sur la poignée droite (cutaway) détache la voile défaillante.
  2. Ouvrir le secours — une traction sur la poignée gauche déploie le parachute de réserve.

Cette séquence prend moins de 5 secondes. Elle est répétée au sol jusqu’à devenir un réflexe, notamment pendant le stage PAC. Le parachute de secours est plié par un technicien certifié et contrôlé tous les 12 mois.

Le RSL : le lien de sécurité qui ouvre tout seul

Le RSL (Reserve Static Line) est un câble qui relie le principal au parachute de secours. Quand vous lâchez le principal, le RSL tire automatiquement la poignée de secours — même si vous n’avez pas eu le temps de le faire vous-même.

C’est un dispositif mécanique passif, fiable, présent sur tous les équipements modernes. Il agit en parallèle de votre action, sans la remplacer — vous devez quand même effectuer le cutaway.

Le déclencheur automatique (DAA) : le filet de sécurité ultime

Et si le parachutiste est inconscient ou incapable d’agir ? C’est là qu’intervient le Dispositif d’Activation Automatique (DAA) — CYPRES, Vigil ou MARS selon le fabricant.

Ce boîtier électronique mesure en permanence votre altitude et votre vitesse de descente. Si vous êtes encore en chute libre en dessous d’une altitude critique (~225 m) à une vitesse anormale, il ouvre automatiquement le parachute de secours. Aucune intervention humaine nécessaire.

Chez Volomax, chaque équipement est systématiquement équipé d’un DAA. C’est non négociable — c’est aussi une exigence de la FFP pour tous les stages PAC.

Les chiffres réels de la sécurité en parachutisme

IndicateurChiffre
Taux de dysfonctionnement du principal~1 pour 1 000 sauts
Taux de réussite du secours après largage>99,9 %
Accidents graves en saut tandem~1 pour 500 000 sauts
Fréquence de contrôle du parachute de secoursTous les 12 mois obligatoire

Le parachutisme est statistiquement plus sûr que de nombreux sports de loisir. Ces chiffres sont possibles grâce à la combinaison de trois systèmes de sécurité indépendants : le geste du parachutiste, le RSL, et le DAA.

En saut tandem, c’est le moniteur qui gère

Si vous faites un saut en tandem, vous êtes attaché à un moniteur certifié qui a des milliers de sauts à son actif. C’est lui qui porte l’équipement, qui ouvre le parachute, et qui gère toute situation imprévue. Vous n’avez rien à faire — juste profiter.

Chez Volomax, Gwen totalise 11 000 sauts et forme des moniteurs depuis plus de 18 ans. Chaque saut est encadré avec la même rigueur, que ce soit le premier ou le dix-millième.

Ce qu’il faut retenir

  • Trois niveaux de sécurité indépendants : le geste du parachutiste (cutaway + secours), le RSL (automatique), et le DAA (électronique).
  • Un dysfonctionnement complet est rarissime : taux d’environ 1 pour 1 000 sauts, avec une procédure de secours rodée.
  • En tandem, le moniteur gère l’intégralité de la sécurité — vous ne portez pas l’équipement.
  • Le parachute de secours est contrôlé tous les 12 mois par un technicien certifié FFP.
  • Le DAA ouvre automatiquement le secours en cas d’incapacité du parachutiste.

Questions fréquentes sur la sécurité du parachute

Est-ce que le parachute de secours peut aussi ne pas s’ouvrir ?

Le parachute de secours a un taux de fiabilité supérieur à 99,9 %. Contrairement au principal (plié par le parachutiste lui-même), le secours est plié exclusivement par un technicien agréé et contrôlé annuellement. Sa conception est également plus simple et plus robuste que celle du parachute principal. Une double défaillance (principal ET secours) est un événement d’une extrême rareté dans l’histoire du parachutisme mondial.

Qu’est-ce que le CYPRES ?

CYPRES (Cybernetic Parachute Release System) est la marque la plus connue de DAA (Dispositif d’Activation Automatique). C’est un boîtier électronique fixé dans le container qui mesure altitude et vitesse de descente. En dessous d’une altitude critique (225 m par défaut) et à une vitesse supérieure à 35 m/s, il coupe le closing loop du parachute de secours pour l’ouvrir automatiquement. Il existe aussi Vigil et MARS — tous équivalents en termes de fiabilité.

En saut tandem, dois-je connaître les procédures de sécurité ?

Non. En tandem, vous êtes passager — le moniteur porte l’équipement et gère l’intégralité des procédures de sécurité. Votre rôle se limite à suivre les consignes de position données lors du briefing. C’est la raison pour laquelle le saut en tandem est accessible sans expérience préalable dès 15 ans.

Découvrir le saut en tandem chez Volomax — à 4 000 mètres, avec un moniteur certifié FFP qui cumule plus de 11 000 sauts.

Volomax — Aérodrome de Pujaut · 10 min d'Avignon

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