Ça y est : vous avez décroché votre Brevet A. Vous sautez désormais en autonomie, sans moniteur accroché ni au sol pour vous guider. Mais le Brevet A n’est pas une ligne d’arrivée — c’est le point de départ d’un long voyage. Voici les disciplines et les brevets qui s’ouvrent à vous, et comment continuer à progresser.
Pour le détail réglementaire de chaque brevet — conditions, nombre de sauts et prérogatives —, consultez notre guide complet : les brevets de parachutisme expliqués.
Le Brevet A, votre passeport pour l’autonomie
Obtenu après 12 sauts en chute minimum, le Brevet A vous autorise à :
- sauter seul dans n’importe quel centre agréé FFP, en France comme à l’étranger ;
- plier et vérifier votre propre voilure principale ;
- gérer votre équipement et votre progression de façon autonome.
À partir d’ici, vous ne progressez plus dans le cadre d’un stage encadré mais en sautant régulièrement et en vous spécialisant. Vous n’avez pas encore passé cette étape ? Tout commence par le stage PAC, et le parcours complet est détaillé sur notre page formation parachutisme.
Sauter régulièrement : la vraie clé de la progression
Entre le Brevet A et les niveaux suivants, ce n’est plus l’examen qui compte, mais le nombre de sauts et leur régularité. Rejoindre un club, sauter la plupart des week-ends de la saison (avril à octobre) et travailler une discipline précise : c’est ce qui transforme un parachutiste autonome en parachutiste confirmé. En Provence, le climat permet de sauter quasiment chaque week-end de la belle saison — un vrai avantage pour enchaîner les sauts.
Brevet B : vos premières disciplines (22 sauts minimum)
Le Brevet B, accessible à partir de 22 sauts et de la réussite d’un QCM, ouvre les portes des disciplines de chute libre. C’est le moment de choisir votre voie :
- Le vol relatif — former des figures géométriques à plusieurs parachutistes, à plat, en chute libre simultanée. La discipline la plus pratiquée pour débuter le travail en groupe.
- Le freefly — voler tête en bas ou assis, à des vitesses qui dépassent 250 km/h. Spectaculaire, technique, très populaire.
- Le voile-contact — réaliser des formations sous parachutes ouverts, voilures déployées. Une discipline d’acrobatie de précision.
Rien ne vous oblige à vous spécialiser tout de suite : beaucoup de parachutistes touchent à plusieurs disciplines avant de choisir leur préférée.
Le BPA : l’autonomie au largage (100 sauts minimum)
Entre le Brevet B et le Brevet C se trouve une étape clé, souvent méconnue : le BPA (Brevet de Parachutiste Autonome). Accessible à partir de 100 sauts et d’au moins un brevet de spécialité, il marque l’autonomie complète au largage — vous coordonnez votre saut directement avec le pilote, sans moniteur responsable en vol — et ouvre l’accès aux brevets C et D.
Brevet C : l’encadrement et le monitorat (200 sauts minimum)
Titulaire du BPA et fort d’au minimum 200 sauts, vous pouvez viser le Brevet C. Il vous autorise à effectuer les vérifications d’embarquement, à encadrer à bord de l’avion (responsable en vol) et en salle de pliage — et surtout, il ouvre l’accès aux formations d’initiateur et de moniteur fédéral. C’est exactement le chemin qu’a suivi Gwen : moniteur chez Volomax, plus de 11 000 sauts et formateur FFP depuis 18 ans. Passer de l’autre côté, c’est faire de sa passion un métier.
Brevet D : l’expert (300 sauts minimum)
Le Brevet D, accessible avec le BPA et au minimum 300 sauts, autorise les sauts de démonstration hors d’une école agréée FFP et les sauts spéciaux. C’est le plus haut niveau de la progression fédérale — celui des parachutistes les plus expérimentés.
S’équiper après le Brevet A
Pendant la formation, vous utilisez le matériel du club. Une fois autonome, beaucoup de parachutistes investissent dans leur propre équipement, qui se compose de :
- une voilure principale adaptée à votre niveau et à votre poids ;
- un sac-harnais (container) sur mesure ;
- une voilure de secours et un dispositif d’activation automatique (DAA), obligatoires ;
- un altimètre et un casque.
L’investissement est conséquent mais s’étale dans le temps : on commence souvent par de l’occasion contrôlée avant de passer au neuf. Votre moniteur vous conseillera sur le matériel adapté à votre gabarit et à votre discipline — un choix qui ne s’improvise pas.
Le simulateur, accélérateur de progression à chaque niveau
Chez Volomax, le simulateur de chute libre est un accélérateur de progression, du Brevet A jusqu’au niveau expert. Environ 2 minutes de soufflerie équivalent à 3 sauts en termes de travail corporel — sans le temps de montée en avion ni le coût d’un saut. Les parachutistes confirmés l’utilisent pour :
- perfectionner les positions freefly sans risque ;
- préparer un enchaînement de formation avant un saut en groupe ;
- travailler la précision des déplacements horizontaux.
Où sauter avec votre Brevet A ?
Votre licence FFP est valable dans tous les centres agréés de France et dans les clubs affiliés aux fédérations internationales (FAI). Concrètement, vous pouvez sauter à l’autre bout du monde avec votre Brevet A français. C’est l’une des plus belles libertés que procure l’autonomie : votre passeport de parachutiste vous suit partout.
Ce qu’il faut retenir
- Le Brevet A (12 sauts en chute) = autonomie en école, votre point de départ.
- 22 sauts → Brevet B : accès aux spécialités (vol relatif, freefly, voile-contact).
- 100 sauts → BPA : autonomie au largage, accès aux brevets C et D.
- 200 sauts → Brevet C : encadrement et accès au monitorat.
- 300 sauts → Brevet D : sauts de démonstration.
- À chaque niveau, sauter régulièrement et utiliser le simulateur accélèrent la progression.
Chiffres conformes à la réglementation de la Fédération Française de Parachutisme (Directive Technique n°49, applicable au 1er avril 2026).
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour passer du Brevet A au Brevet B ?
Tout dépend de votre rythme de sauts. Le Brevet B demande au moins 22 sauts en chute (et la réussite d’un QCM) : en sautant régulièrement la plupart des week-ends d’une saison, on l’atteint généralement en quelques mois. La régularité compte plus que tout — une belle saison en Provence permet d’enchaîner les sauts presque chaque week-end.
Faut-il acheter son propre matériel après le Brevet A ?
Ce n’est pas obligatoire tout de suite : on peut continuer à louer le matériel du club. Mais dès qu’on saute régulièrement, posséder son propre équipement devient vite plus pratique et plus économique. Commencez par demander conseil à votre moniteur avant tout achat.
Peut-on sauter dans d’autres clubs après le Brevet A ?
Oui, c’est précisément ce que permet le Brevet A. La licence FFP est valable dans tous les centres agréés de France et dans les clubs affiliés aux fédérations internationales (FAI). Vous pouvez sauter partout, en France comme à l’étranger, avec votre Brevet A.
Vous n’avez pas encore commencé votre formation ? Découvrez le stage PAC chez Volomax — simulateur inclus, sur l’aérodrome de Pujaut à 10 minutes d’Avignon. Et pour visualiser tout le parcours, du premier saut au Brevet D, rendez-vous sur notre page formation parachutisme.